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Jean-Michel Thibaux en route pour Dongola au Soudan.

 


Jean-Michel Thibaux à Saint-Rémy-de-Provence

 

 

http://www.dailymotion.com/juliadomna#videoId=xnmnd9

http://www.youtube.com/watch?v=ZjS6YggTK4s

 

 

Vendredi 23 mars: signature à la Presse des Arcades de Limoux à partir de 8 heures 30.

Samedi 24 mars: signature à la Maison de Presse de Carcassonne, 76 rue Georges Clémenceau, toute la journée.

Dimanche 25 mars: signature à la librairie Linarès d'Espéraza, de 9 heures 30 à midi.

Lundi 26 mars: signature à la Maison de la Presse de Castelnaudary, 32 cours de la République,
de 8 heures 30 à 12 heures 30.

Mercredi 28 mars: signature à la librairie Privat/Chapitre.com de Narbonne, de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.

Vendredi 30 mars, samedi 31 mars, dimanche 1 avril: fête du livre de Montaigu.

Samedi 28 avril: signature à la librairie Sanchez, Bruguières près de Toulouse 10 heures à 13 heures et de 15 heures 30 et 18 heures 30.

Samedi 5 mai: signature à la librairie Arthaud/Chapitre.com de Grenoble, de 15 heures à 19 heures.

Vendredi 25, samedi 26 et dimanche 27 mai: fête du livre de Villeneuve-sur-Lot.

Samedi 20 et dimanche 21 octobre: fête du livre de Saint-Maximin la Sainte-Baume.

 

 

 


Jean-Michel Thibaux à Fuveau.

 

 

PRIX LITTERAIRES.

 

1998-Prix de la ville de Sainte-Maxime pour la colère du Mistral.

 

2007-Prix Jean-d'Heurs, Bar-le-Duc pour Sous la Griffe de Bouddha.

 

2010-Prix international de la ville de Saragosse couronnant l'oeuvre d'un écrivain dans le monde.

 


Conférence de presse de Jean-Michel Thibaux à Saragosse.

 

Jean-Michel Thibaux lors de la remise du prix à Saragosse.

 

 

Discours de Zaragoza

Qui aurait pu croire que le petit village celtibère qui tomba aux mains des

 romains du temps de l’empereur d’Auguste allait devenir l’une des plus

importantes place stratégique de l’histoire espagnole ?

 Qui aurait pu croire qu’un écrivain né d’une bergère corse et d’un

 père paysan champenois soit accueilli un jour dans ces lieux prestigieux ?

 Je ne réalise pas mon bonheur d’être parmi vous. Et c’est

pourtant réel. Aujourd’hui dans votre fière cité reconquise sur les

Arabes par Alphonse le Batailleur, monsieur le Maire,  j’ai l’honneur de

recevoir le Prix le plus important de ma carrière d’écrivain.

Rassurez-vous, chers amis Aragonais, bien que ma mère soit corse,

 je ne viens pas en soldat napoléonien poursuivre le siège de Saragosse.

Je viens défendre notre culture commune, notre identité au sein d’une

Europe qui a perdu ses racines. Je viens défendre le livre et l’histoire à

 travers les livres.

Ici, au sein de la vieille Espagne, les pierres me parlent ; elles

réveillent mon imagination : elles m’entraînent dans des intrigues

romanesques, dans des batailles épiques où se mêlent les exploits des

chevaliers et le fanatisme religieux. Je vois affluer l’or des Amériques

 et défiler les Grands d’Espagne. Le nom de Saragosse, Zaragoza,

sonne à mes oreilles comme le nom d’une cité légendaire, il surgit du

passé avec ses cortèges de fantômes auréolés de gloire.

Mais que serait cette ville sans le passé ?

Lorsqu’on y réfléchit, il semble aller de soi qu’en l’absence de passé

il n’y a pas d’avenir, car l’on est alors plongé dans un éternel

présent où les événements ne se succèdent plus, mais s’agglomèrent

dans un chaos dépourvu de sens. Ce monde de l’instant sans hiérarchie

du temps, s’oppose à celui où s’épanouit la conscience historique

des individus, elle-même forgée par les grands moments de l’histoire,

 par les souvenirs accumulés au sein des communautés naturelles, par le

 rythme des saisons et des fêtes sacrées. Vous êtes tous réunis devant

 moi dans cette salle d’honneur et en chacun de vous coule le sang de

vos ancêtres qui se sont sacrifiés pour que vive l’Aragon et au-delà

l’Espagne. Je vous demande d’entretenir le souvenir, de retrouver la

fierté de vos pères afin de ne pas sombrer dans l’anonymat du

mondialisme qu’une caste de technocrates aujourd’hui à la solde de

la Chine toute puissante et demain d’un autre continent émergeant,

tentent de nous imposer.

 Ouvrons les yeux, réfléchissons : il est manifeste que les castes

politiques et médiatiques des social-démocraties, tentent de vider

 les nations européennes de leur mémoire collective. Elles veulent par

 ce moyen, créer des sociétés atemporelles, qui rabaisseront leurs

 « sujets » à une masse atomisée dépourvue de repères, de pôles de

résistance. En cela, elles rejoignent une fois de plus l’un des buts naguère

poursuivis par les penseurs de la fin du XIX ème et du début du

XX ème siècle : « l’abolition de l’histoire » que les élites gouvernantes

 considèrent comme une étape préalable à la formation de sociétés

 mondialisées, déracinées, sur lesquelles elles régneront sans partage.

 Pour les mondialistes la mémoire des peuples doit d’autant plus être

abolie, qu’elle s’oppose directement à leur utopie.
C’est la raison pour laquelle
l’on assiste périodiquement à des

attaques concentrées sur tel ou tel épisode fondateur de l’histoire

des européens. L’hédonisme

mercantiliste, le village planétaire, le règne de l’instant, encouragé par

les médias et les tenants d’un pouvoir presque invisible à nos yeux

 de citoyens, auront également de graves conséquences

sociales et comportementales. De larges couches de la population

seront dans l’incapacité de se remémorer des événements importants

 de leur vie intellectuelle et collective, de les situer avec précision

 dans une chronologie, de les juger. Elles seront placées dans un état

d’hébétude psychologique, propice à l’expansion du mondialisme

rêvé par les élites . Elles seront surtout le jouet de toutes les formes de

manipulation d’un pouvoir devenu total.

Mais restons en là.

Pardonnez-moi, monsieur le Maire, mesdames et messieurs les

 représentants de la société civile, des médias et de l’édition,

 pardonnez-moi chère Blanca Rosa, de m’être égaré sur les sentiers

de l’histoire et de la politique.

 Je dois d’abord me rappeler que je suis ici pour l’honneur de

Saragosse et de la littérature.

 Merci à tous.

 

 Jean-michel Thibaux.

 

 

 

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